Télémédecine et télésanté : étude européenne ASIP Santé - FIEEC

Mardi 29 Mars 2011

· La FIEEC et l’ASIP Santé ont mené une étude relative à 10 applications européennes de télémédecine et de télésanté.
· L’étude analyse les facteurs clés de succès, ainsi que les freins rencontrés par ces initiatives et confirme que des opportunités industrielles existent dans le domaine de la télémédecine et de la télésanté.
· Pour jouer un rôle industriel majeur, la télésanté et la télémédecine doivent devenir des axes stratégiques pour la France sur le moyen/long terme en associant étroitement tous les acteurs (publics et privés). L’étude FIEEC-ASIP Santé démontre que les opportunités en Europe restent importantes pour notre industrie.
Paris, le 29 mars 2011 – Dans le cadre de leurs missions respectives et dans la continuité des politiques publiques menées en faveur d’un développement structuré et pérenne de la télémédecine en France (loi HPST de juillet 2009 et décret télémédecine d’octobre 2010), la FIEEC et l’ASIP Santé ont piloté la réalisation d’une étude européenne sur le développement d’applications de télémédecine et de télésanté.
Réalisée par le cabinet Décision, cette étude a permis, dans un premier temps, de répertorier plus d’une quarantaine d’expériences de télémédecine et de télésanté menées en Europe et de sélectionner 10 applications particulièrement intéressantes dans 6 pays européens (Allemagne, Belgique, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni). Les visites et les entretiens menés sur site ont permis de dresser un constat nuancé sur l’état de déploiement de la télémédecine et de la télésanté dans les systèmes de santé européens, tout en soulignant l’existence d’applications et de modes d’organisation particulièrement innovants. L’existence de bonnes pratiques est avérée et peut inspirer les acteurs français.
Ainsi, la FIEEC et l’ASIP Santé partagent la conviction qu’il existe des opportunités industrielles dans le domaine de la télémédecine et de la télésanté, et que les industries à valeur ajoutée technologique sont prêtes à investir dans ce marché du futur. Dans ce cadre, le savoir-faire industriel, résultant de grands groupes internationaux comme de PME innovantes, la qualité de la recherche ainsi que le système de soins en France positionnent favorablement les entreprises françaises dans la compétition internationale.
Plusieurs facteurs de succès ont été identifiés et documentés par l’étude : réflexion stratégique entre acteurs publics et acteurs privés ; mode de gouvernance ; évaluation et transparence ; investissements de moyen et long termes ; concertation avec les utilisateurs finaux ; conduite du changement ; interopérabilité et politique de standardisation technique. Ils permettent de tirer des enseignements clés pour le développement de la télémédecine en France :
· Une véritable réflexion sur la stratégie industrielle dans le domaine de la télémédecine doit être menée entre opérateurs publics et privés, tenant compte des bénéfices santé ainsi que du niveau de compétitivité industrielle qui pourraient en découler ;
· Un pilotage national de la télémédecine et de la télésanté doit être assuré, afin de coordonner l’ensemble des acteurs privés et publics qui se positionnent dans ce domaine ;
· Les avantages apportés par les solutions de télémédecine et de télésanté doivent à l’avenir pouvoir être évaluées et valorisées de manière globale et décloisonnée, afin d’encourager les financements ;
· Les investissements humains et financiers dans ce type de projets doivent s’inscrire dans une logique de moyen terme, soutenue par la reconnaissance du caractère stratégique du sujet ;
· Les projets de télémédecine et de télésanté doivent répondre aux besoins des professionnels de santé et des patients, qui doivent s’approprier ces nouveaux outils dans leur pratique et leur quotidien ;
· Les utilisateurs doivent être sensibilisés à ces nouvelles techniques, grâce à des formations, des cadres juridiques clairs et partagés, et des modules de communication ;
· La coopération entre pouvoirs publics et industriels doit se renforcer afin d’assurer le développement d’infrastructures et de technologies adaptées et interopérables.
>> La note synthétique rassemblant les enseignements tirés de l’étude ainsi que le rapport détaillé sont téléchargeables sur le lien suivant :
http://esante.gouv.fr/espace-presse/communiques-de-presse/etude-europeenne-fieec-asip-sante-sur-la-telemedecine-et-la-tele





À propos de l’ASIP Santé
L’Agence des systèmes d’information partagés de santé est une agence d’État placée sous la tutelle du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé, qui a pour objectif de favoriser le développement des systèmes d’information dans le domaine de la santé et le secteur médico-social.
L’ASIP Santé a vocation à contribuer à l’amélioration de la coordination et de la qualité des soins.
Acteur de référence et fédérateur en matière de e-santé, ses missions s’étendent de la conception et du déploiement de systèmes d’information de santé, tels le Dossier Médical Personnel (DMP) ou des projets de télémédecine, à la maîtrise d’ouvrage et à la gestion de la Carte de Professionnel de Santé (CPS). L’ASIP Santé est également chargée de la définition, la promotion et l’homologation de référentiels, produits ou services contribuant à l’interopérabilité, à la sécurité et à l’usage des systèmes d’information de santé et de la télésanté.
Enfin, l’ASIP Santé est habilitée à organiser la mise en œuvre de services d’accompagnement aux utilisateurs des systèmes d’information de santé.
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