1er Observatoire du Cobol des décideurs informatiques : 47% des répondants prévoient un projet Cobol en 2012

Mercredi 1 Février 2012

Loin de disparaître des entreprises, le Cobol continue à être une composante essentielle et d’avenir pour les développements logiciels, avec toutefois un fort besoin de restaurer son image auprès des développeurs et une méconnaissance de son interopérabilité avec les autres produits ou systèmes.


Paris La Défense, 1er février 2012
Micro Focus (LSE : MCRO.L), éditeur de solutions de gestion, de test et de modernisation d'applications d'entreprise, présente les résultats de son premier Observatoire du Cobol et met en lumière quatre principaux enseignements, à pondérer selon l’appartenance des répondants soit à une SSII, soit à une DSI d’entreprise.


Un langage qui reste au cœur des SI des entreprises


Près d’un répondant sur deux (47%) a budgété un projet d’évolution de son patrimoine Cobol sur 2012. Environ 25% d’entres eux estiment que ce patrimoine va augmenter.

Seuls 12% considèrent leurs applications Cobol en fin de vie et ne les remplaceront pas (ce chiffre monte à 15% chez les répondants des SSII du fait de leur plus forte implication sur les projets de migration et de réécriture). 16,7% des répondants leur substitueront des packages et 7,5% prévoit de les « downsizer ». On constate que près de la moitié (43,5%) prévoient de les maintenir en l’état et en production et 34,5% de les moderniser.

Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le fait que Cobol est utilisé pour au moins une application stratégique chez 83% des répondants à l’Observatoire. L’ensemble de ces données atteste de son caractère clé en matière de développement logiciel.


Priorité d’un projet de modernisation Cobol : créer des systèmes agiles et simples à faire évoluer

La plupart des projets (40%) portent sur de nouveaux développements sur les applications Cobol (ajout de fonctionnalités, intégration dans de nouvelles architectures et plates-formes, etc.), alors que la Tierce Maintenance Applicative ne représente que 25,6% des projets.

Dans l’ensemble, les répondants impliqués dans un projet de modernisation ou de renouvellement de leur patrimoine Cobol placent l’agilité et l’évolution (69%) devant la réduction les risques de SI (62%).

Sur l’ensemble des critères proposés pour apprécier la performance des projets de modernisation, le délai de réalisation et de livraison des projets Cobol (56%) semble le moins important, ainsi que celui de l’amélioration du ratio prix/performance (60%).
Sur le ratio prix/performance, on constate avec une différence notable entre SSII et entreprises : seuls 60% des répondants des SSII ont retenu le critère du ratio prix/performance contre 50% dans les entreprises.

Une faible sous-traitance pour les applications Cobol

Concernant la sous-traitance, 68% des répondants déclarent sous-traités « peu », 19% « moyennement » et 13% « beaucoup ».
Lorsqu’elle a lieu, cette sous-traitance se fait majoritairement au niveau local 51,2% contre seulement 6,8% en nearshore et 12,8% en offshore.

Les résultats diffèrent une nouvelle fois selon le type de société à laquelle appartient le répondant : 47% des répondants SSII sous-traitent au niveau local et 17,9% en offshore quand ils sont 55,7% des répondants entreprises à privilégier le local et 9,7% à sous-traiter en offshore.


Cobol, un langage mal connu

Les deux tiers des répondants (63%) considèrent que l’attractivité du Cobol est faible et 70% que ce langage n’est pas actuel. Cela laisse à penser à une méconnaissance des capacités techniques aujourd’hui disponibles avec ce langage.

Environ la moitié (44%) estime qu’il est indispensable, avec un taux encore plus faible dans les SSII (36%) contre 47% dans les entreprises.
En outre, le Cobol est très apprécié pour sa fiabilité (82%). Les répondants lui reconnaissent aussi être facile à apprendre (70%), facile à maintenir (51%) et adapté au business (50%).

Ces résultats, outre l’expertise pointue acquise par les collaborateurs des SSII en développement Cobol peuvent s’expliquer par leur approche avant tout technologique des projets là où les entreprises vont privilégier une lecture “business” de leurs applications cœur de métier.

En moyenne, seulement 30% estiment que le Cobol est facile à intégrer et à porter dans de multiples environnements, chiffre qui monte certes à 39% chez les répondants des SSII quand il n’est que de 24% dans les entreprises.
Les répondants souhaitent des outils de développement en Cobol qu’ils satisfassent les enjeux de leur SI : pour cela, ils déclarent avoir besoin d’outils multiplateformes (56,9%) qui s’intègrent avec J2EE et Eclipse (49,5%) contre (20%) pour l’intégration avec Visual Studio et .Net. Pour (25%) qu’ils permettent d’opérer la compilation et les tests sur des serveurs distants. Leur disponibilité en mode SaaS ou Cloud n’a été mentionnée que par 11,7% des répondants.




Des compétences Cobol à pérenniser au sein des équipes de développement

Les répondants à l’Observatoire notent pour près de 70% que le Cobol est un langage informatique facile à apprendre. De ce fait, avoir des ressources formées au sein des DSI n’est pas un souci car acquérir les compétences de base pour intervenir sur la maintenance des applications est à la portée d’un grand nombre de développeurs. Ce résultat résonne par ailleurs avec le fait que plus des 2/3 des répondants n’ont pas de difficulté majeure à transférer les compétences à l’issue des projets.

Au niveau des recrutements, Le constat est un peu différent avec des situations distinctes entre SSII et entreprises : un peu moins de la moitié des entreprises (45%) peinent à embaucher des cobolistes contre 57% pour les SSII.


« Les résultats de cette enquête soulignent la reconnaissance de l’importance du Cobol dans l’applicatif de l’entreprise. Malgré ses mérites reconnus, il pâtit d’une image de faible attractivité, et ceci tout en soulignant sa fiabilité, sa simplicité, son adaptabilité et son adéquation au business. Il est nécessaire de redorer l’image du Cobol, qui est actuel et pérenne. Micro Focus y contribue par ses solutions innovantes et par son programme Académie destiné aux universités et écoles. » Patrick Rataud, Regional Manager Micro Focus Gallia.



Méthodologie
Etude menée en ligne du 14 décembre 2011 au 6 janvier 2012 et comptabilisant 540 répondants basées en France, issus de tous les secteurs d’activité. 71% sont directement impliqués dans l’usage du Cobol et occupent des fonctions variées (consultants, externes, responsables métier, directeurs métier, responsable des développements, directeur des développements, architecte…) 59% des répondants ont une volumétrie supérieure à 2 millions de lignes Cobol dans leur entreprise. Les représentants issus de SSII représentent 34% des répondants.
Parmi les répondants à l’Observatoire, 59% sont des utilisateurs du Cobol Micro Focus quand ce chiffre est en moyenne de 70% dans les environnements distribués.